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Et si le chromosome Y confirmait le déclin génétique annoncé par la Bible ?

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    Harmonie Science et foi
  • il y a 6 jours
  • 6 min de lecture

Introduction


Dans les salles de classe du monde entier, les manuels de biologie présentent le chromosome Y, ce petit filament d’ADN exclusif aux hommes, comme un reliquat d’un passé évolutif distant de centaines de millions d’années. Selon la narration évolutionniste dominante, le chromosome Y aurait progressivement rétréci, perdant des gènes au fil du temps après avoir cessé de se recombiner avec son partenaire, le chromosome X. Ce récit le dépeint comme un emblème de dégénérescence naturelle, un processus lent et inévitable.


Pour les scientifiques créationnistes de la Terre jeune (Young Earth Creationists, ou YEC), cette interprétation repose moins sur des preuves empiriques que sur des présupposés philosophiques : une Terre ancienne et une évolution non dirigée. Les données génétiques modernes, examinées sans ces lunettes, racontent une histoire radicalement différente : celle d’un génome humain créé parfait il y a environ 6 000 ans, entrant en déclin progressif depuis la Chute d’Adam et Ève.


Cet article examine la perspective défendue par les scientifiques créationnistes de la Terre jeune, accessible au grand public tout en s’appuyant sur des arguments rigoureux et référencés de la littérature créationniste. Nous verrons comment le chromosome Y agit comme une horloge précise du déclin humain, alignée sur une chronologie biblique récente plutôt que sur des ères géologiques imaginaires.


1. Un génome créé parfait : les fondations bibliques et biologiques


Dans le récit de la Genèse (chapitres 1 et 2), Dieu crée l’homme à son image, dans un état de perfection qui, en termes biologiques, pourrait correspondre à un génome sans défaut. Hommes et femmes reçurent des chromosomes sexuels pleinement fonctionnels : les femmes avec deux X, les hommes avec un X et un Y complémentaires, portant l’ensemble des instructions génétiques pour la vie, la reproduction et l’harmonie cellulaire.


Biologiquement, cela implique un état d’équilibre génétique optimal : un système où chaque gène est stable, coordonné et exempt de mutations. Le chromosome Y n’était pas un appendice dégénéré, mais un porteur robuste de gènes essentiels à la fertilité masculine, au développement testiculaire et au métabolisme.


John Sanford, biologiste végétal renommé (ancien professeur à Cornell University et inventeur du « gene gun »), résume cette vision :


« Le génome originel était optimal : toutes les instructions nécessaires au fonctionnement de la vie étaient présentes. Depuis la Chute, ce système s’est progressivement corrompu sous l’effet des mutations. » ¹



2. La Chute : l’origine des mutations et de l’entropie génétique


Les mutations n’ont pas toujours existé, selon la perspective YEC. Elles surgirent après la désobéissance d’Adam et Ève, lorsque la création parfaite fut soumise à la mort et à la corruption (Romains 8:22). Au fil des générations post-Chute, ces erreurs génétiques s’accumulèrent, la sélection naturelle n’éliminant qu’une minorité des plus graves.



Sanford qualifie cela d’entropie génétique : une dérive irréversible vers la perte d’information biologique, analogue à la deuxième loi de la thermodynamique appliquée au génome. ² Chaque individu hérite aujourd’hui d’environ 100 mutations nouvelles par rapport à ses parents, s’ajoutant à des milliards accumulées depuis Adam.


Entropie génétique en chiffres clés :

1 à 2 mutations délétères nouvelles par personne et par génération ;

Effet cumulatif menant à une perte de viabilité génomique sur quelques milliers d’années, non des millions ; ³

Sélection naturelle limitée : elle ne supprime qu’une fraction des mutations nocives, laissant le génome se détériorer globalement.


En résumé, nous observons une dégradation, pas une ascension évolutive.


3. Le chromosome Y comme horloge paternelle : des preuves d’une divergence récente


Transmis exclusivement de père en fils, le chromosome Y forme une lignée masculine ininterrompue, un fil d’Ariane* génétique idéal pour tracer la diversification humaine.

Données empiriques et calculs YEC


Nathaniel Jeanson et Nicholas Holland (Answers in Genesis) ont séquencé le chromosome Y chez des centaines d’hommes de populations mondiales variées. ⁴ En appliquant des taux de mutation mesurés en laboratoire (non extrapolés sur des ères profondes), ils estiment le temps requis pour les différences observées.

Résultat clé : Les variations cumulées correspondent à environ 4 500 ans de divergence, précisément l’intervalle depuis Noé, selon la chronologie biblique (Genèse 10). Cela cadre avec un repeuplement post-Déluge à partir de trois lignées fils de Noé (Sem, Cham, Japhet).

« Les taux de mutation observés indiquent une origine du chromosome Y bien plus récente que les 200 000 ans proposés par les modèles évolutionnistes. Les données s’accordent parfaitement avec un cadre historique biblique. » ⁵


4. Les faiblesses de l’horloge moléculaire évolutionniste



Les évolutionnistes s’appuient sur ce qu’ils appellent l’« horloge moléculaire » : selon ce principe, plus deux génomes présentent de différences, plus on estime que leur ancêtre commun remonte loin dans le temps. Mais cette méthode repose sur des hypothèses fragiles :

 

Taux de mutation constant ? Non : les mesures réelles varient fortement entre individus, populations et espèces. ⁶

Stabilité génomique sur des millions d’années ? Cela est contredit par les comparaisons : le chromosome Y du chimpanzé ne partage que ~10 % de gènes avec l’humain, bien plus divergent que prévu par les scientifiques matérialistes. ⁷

Ancêtre commun homme-singe ? Aucune donnée ne l’exige ; les différences pourraient refléter une diversité créée initialement.

 

Les scientifiques YEC recalibrent l’horloge sur des taux observés actuels (~1 × 10⁻⁸ par site/génération), compressant les timelines à quelques millénaires, alignées sur l’histoire biblique.


  

5. Dégénérescence du chromosome Y : perte d’information, non gain évolutif


Les scientifiques évolutionnistes interprètent la perte de gènes sur le chromosome Y comme une « simplification adaptative ». Pour les scientifiques YEC, c’est une dégradation pure : aucun gène nouveau n’apparaît ; les restants (SRY pour le sexe masculin, DAZ pour la spermatogenèse, USP9Y pour la fertilité) montrent des signes de corruption.


Cela illustre Romains 8:22 : la création « gémissant » sous la malédiction. Le chromosome Y témoigne d’un déclin post-création, pas d’une évolution ascendante.


6. YEC vs. consensus : une question d’interprétation des faits

Les scientifiques YEC embrassent les observations (mutations, pertes génétiques, variations) mais rejettent leur interprétation matérialiste-naturaliste. Ils voient une descente depuis la perfection, non une montée vers la complexité.

 

| Observation scientifique

Interprétation évolutionniste

Interprétation YEC

Perte de gènes sur le Y 

Évolution lente depuis ancêtre commun

Déclin depuis génome parfait

Accumulation de mutations

Source de diversité/adaptation

Symptôme de corruption

Variabilité du Y entre populations

~200 000 ans d’évolution humaine

~4 500 ans depuis Noé

Réduction de la recombinaison

Spécialisation évolutive

Perte fonctionnelle post-Chute

7. Réponses aux objections courantes


Objection : « Le chromosome Y se stabilise, prouvant l’évolution. »

Des études montrent un ralentissement récent de la perte génique. Les scientifiques YEC y voient une sélection purificatrice protégeant les séquences vitales (leur perte serait létale). Cela n’arrête pas la dégénérescence globale, mais illustre une résistance temporaire à l’entropie.


Objection : « La diversité du chromosome Y exige des centaines de milliers d’années. » 

Cela dépend du taux choisi. Les modèles « fossilisés » (lents) donnent des âges longs ; les taux labo réels réduisent à des millénaires, comme démontré par Jeanson. ⁸


Conclusion


La perspective YEC tisse un cadre cohérent : une création parfaite avec génome stable ; la chute introduisant mort et mutations ; le chromosome Y comme marqueur de déclin ; un espoir de restauration future (Romain 8 ; Apocalypse 21).

Le chromosome Y n’est pas un fossile évolutif, mais un témoin vivant d’une humanité créée parfaite, déchue et en déclin sur ~6 000 ans. Mutations cumulées, pertes génétiques et diversité limitée s’alignent sur la Genèse et un goulot post-Déluge il y a ~4 500 ans.

Des experts YEC comme John Sanford, Nathaniel Jeanson, Robert Carter et Jeff Tomkins n’opposent pas science et foi ; ils réinterprètent les données dans un cadre historique vérifiable, où le déclin n’est pas progrès, mais conséquence du péché.

« Nous n’observons pas la montée vers la complexité, mais la descente depuis la perfection. »  J.C. Sanford ⁹


Par Jean-Robert Gardère et Daniel Capitanu

Groupe Harmonie Science et Foi


Notes et références

¹ Sanford, J.C. Genetic Entropy and the Mystery of the Genome, FMS Publications, 2014, p. 47. 

² Ibid., p. 83–89. 

³ Sanford, J.C., Brewer, W.H., & Gibson, P. “The Waiting Time Problem in a Model of Human Mutation Accumulation.” Theoretical Biology and Medical Modelling, 2008, p. 25. 

⁴ Jeanson, N., & Holland, N. “Y Chromosome Mutation Rates and the Age of Humanity.” Answers Research Journal, 12 (2019), p. 273–292. 

⁵ Jeanson, N. Replacing Darwin: The New Origin of Species, Master Books, 2017, p. 214. 

⁶ Tomkins, J.P. “Genetic Evidence for Human Uniqueness and the Recent Origin of Mankind.” ICR Technical Journal, 35(1), 2021, p. 25–40. 

⁷ Yoo, D. A., et al. (2025). Genetic diversity and regulatory features of human-specific NOTCH2NL duplications. Nature. PMC11956922.   

⁸ Jeanson, N. (2019), op. cit., p. 284. 

⁹ Sanford, J.C. Genetic Entropy, 2014, p. 132.

* L’expression « fil d’Ariane » désigne de manière symbolique ce qui permet de ne pas se perdre dans quelque chose de complexe, une sorte de repère ou guide logique. Dans la mythologie grecque antique Ariane donne un fil à Thésée pour l’aider à retrouver son chemin dans le labyrinthe après avoir tué le Minotaure.

 
 
 

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Réalisé par Chantale Coulombe

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