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La science, ses théories et ses prémisses

Une théorie scientifique restera juste une hypothèse de travail tant et aussi long temps qu’elle n’a pas été encore confirmée par des faits capables d’enlever tout doute raisonnable en ce qui la concerne. On peut prendre l’exemple de la déviation apparente des rayons lumineux qui a été prédite en 1915 par la théorie de la Relativité générale, formulée par le célèbre scientifique Albert Einstein. C’est seulement quelques années plus tard que cette théorie a été confirmée quand on a constaté de façon partielle sa capacité de faire des prédictions. C’était pour la première fois le 29 mai 1919, au cours d'une éclipse, qu’on s’est rendu compte de cela. Ainsi, cette théorie, une fois confirmée par des phénomènes observables et mesurables, elle est devenue partie intégrante du patrimoine universel de la science.


Par contre, même si une théorie est confirmée et acceptée, cela ne veut pas dire qu’elle ne puisse pas se retrouver dans la situation où elle peut se faire surpasser ou même détrôner par une autre théorie qui explique mieux la catégorie des phénomènes visés par celles-ci. C'était le cas de la théorie de la gravitation de Newton. À la lumière de la nouvelle théorie de la Relativité, cette théorie newtonienne a eu besoin non seulement d’un correctif, mais aussi d’une réinterprétation complète quant aux relations entre l'espace et le temps pour les vitesses ou les champs gravitationnels très élevés. Ainsi, même si on utilise encore chez NASA les équations formulées par Newton pour le mouvement et la gravitation, l’ensemble de sa théorie n’est plus une explication acceptable pour décrire le phénomène de la gravitation.



Il faut aussi dire que les théories sont souvent formulées à partir d'un nombre limité d'observations pour faire ensuite des généralisations plus larges et logiquement probables. Raisonner de cette façon, c'est communément appelé la «généralisation inductive». Il s’agit d’une sorte d'inférence (ce qui veut dire une opération logique qui consiste à admettre une vérité en vertu de sa liaison avec d’autres vérités déjà admises) et cette inférence implique à raisonner à partir de régularités passées pour tirer de conclusions concernant des régularités futures, en faisant carrément des extrapolations. Mais, comme on a déjà vu, le fait qu’une théorie fait des prédictions, qui sont confirmées par des observations à un moment donné, elle peut très bien devenir une théorie obsolète quand les faits qui la contredissent s’accumulent ou quand une autre théorie explique mieux les phénomènes qu’elle s’efforce à décrire, comme ça a été le cas de la gravitation. On dit en ce moment là que la théorie est en crise.


Maintenant, si nous nous référions à la théorie de l’évolution, nous sommes capables d’identifier le même patron ou le même modèle logique : on invoque la théorie du gradualisme géologique avec ses éons, pour ensuite, présenter un expérimente formidable de sélection artificielle des piégeons qui, à partir d’une seule paire, démontre qu’on est capable d’obtenir une variété incroyable de nouvelles races de piégeons. Ensuite, on nous fait passer l’idée que si cette diversité incroyable est possible dans un très court laps de temps alors, la sélection naturelle, elle est capable de faire autant, sauf que, si on prend en considération qu’elle aurait faite cela à travers des éons de temps (en invoquant la théorie du gradualisme géologique) alors, il est logiquement possible et très probable que les races deviennent des nouvelles espèces à travers les temps immémoriaux.


Mais, y-a-t-il de faits qui démontrent, au-delà de tout doute raisonnable, que l’apparition des nouvelles races est une prémisse qui soufi à elle-même pour justifier l’apparition des nouvelles espèces? Jusqu’à ce moment personne n’a été capable de nous fournir une preuve indubitable. Il faut dire aussi que ceux qui ont conçu et promu cette théorie bénéficiaient des circonstances atténuantes, car au moment quand la théorie de l’évolution a été formulée, la cellule était vue comme une tâche de gélatine avec une structure qui ne devrait pas être complexe et aussi parce que la génétique et la biologie moléculaire n’étaient pas encore trop avancées, non plus.



Pourtant, à partir des années ’50 la science a été confrontée avec une série des découvertes qui, normalement, auraient dû faire réviser radicalement certains des paramètres initiaux de cette théorie. Pour que l’évolution puisse arriver, elle aurait dû au moins commencer par un organisme primordial. Mais pour que cela puisse arriver, les calcules de probabilité qui en découlent sont si ahurissants qu’ils rendent cette présupposition non seulement hors du domaine du réel mais, cette supposition risque de devenir hilarante.


Le célèbre philosophe athée, Antony Flew, avait annoncé en 2004 qu’il renonce publiquement à l’athéisme. En 2007, il a publié le livre « There Is A God » où il explique les raisons qui l’ont fait changer d’avis. Parmi ces raisons on énumère la réfutation de Gerald Schroeder (MIT University) du « Théorème du singe ». Cette idée, présentée au fil du temps sous différentes formes, se sert de l’analogie d’une multitude des singes qui tapent au hasard sur des claviers d’ordinateur et qu’on leur donne assez de temps, elles vont finir par écrire une œuvre complète de Shakespeare. Le Théorème du Singe servait habituellement dans les polémiques comme base d’argumentation pour justifier du point de vue évolutionniste la complexité spécifique du monde vivant.


Dans un essai commandité par British National Council of Arts en 2003, les lecteurs de cours et les étudiants de l'Université de Plymouth MediaLab Arts ont utilisé une bourse de 2 000 £ du Conseil des Arts pour étudier la production littéraire de vrais singes. Un clavier d’ordinateur a été placé dans une cage avec 6 singes (macaques noirs des iles Célèbes, au Zoo Paignton du Devon, Grande-Bretagne). Après un mois de frappes violentes et d’utilisation du clavier comme toilette, les singes on produit cinq pages, principalement remplis avec la lettre S mais, sans un seul mot. Le professeur Gerald Schroeder a fait alors une simple remarque : les mots les plus courts en anglais auraient été : « I » (je) ou « a » (un, une). En prenant pour exemple le « a » qui est un mot qui comporte une lettre avec un espace de chaque côté (espace + a + espace) et que le plus minimaliste clavier comporterait une trentaine de buttons, alors :


La probabilité d’avoir un seul « a » écrit correctement est de 30 x 30 x 30 soit, une chance sur 27000… Le professeur Schroeder a appliqué ces types de probabilités à un sonnet de Shakespeare : « Shell I compare thee to a summer’s day? » (ceux-ci ont d’habitude 14 lignes au total). Ce sonnet comporte 488 lettres. Alors, il a calculé la probabilité que ces 488 lettres soient inscrites par hasard en fonction de 26 lettres de l’alphabète anglais. En expression mathématique en base 10 cela revienne à une chance sur 10⁶⁹⁰. Mais, le nombre des particules élémentaires dans l’Univers visible est seulement de 10⁸⁰. Cela signifie qu’il manquerait plus de 8 fois et demie le support physique pour représenter chaque lettre pendant une ronde complète d’opérations.


Maintenant, le professeur Schroeder a pris comme supposition qu’on pourrait transformer la totalité des particules existantes en processeurs d’ordinateur et qu’on partagerait entre ces microprocesseurs la tâche de manière égale pour rouler systématiquement 488 tentatives à la fois, à une vitesse d’une millionième de secondes, dans le but de produire des lignes des caractères. Et, si on pouvait commencer cette opération depuis le présumé début du Big Bang (13,8 milliards d’années) on aurait fini seulement 10⁹⁰ des opérations et il nous en serait resté encore 10⁶⁰⁰ à finir. Or, pour que cela puisse finir de nos jours, l’Univers aurait dû être 10⁶⁰⁰ plus grand, ce qui n’est malheureusement pas le cas. « Et pourtant il y a des gens qui pensent encore de nos jours que les singes sont capables de faire cela…» avait conclu Schroeder sa réfutation.

Le professeur Flew a félicité Gerald Schroeder pour sa démonstration et, il a tiré la conclusion que si le Théorème du Singe ne fonctionne pas pour reproduire par hasard un simple sonnet de Shakespeare alors, il est infiniment moins capable d’expliquer l’origine de la vie comme étant une série d’évènements qui se sont produits par hasard.

Certains mathématiciens ont proposé plusieurs chiffres pour modéliser la probabilité qu’un organisme unicellulaire très rudimentaire puisse se produire par hasard. Juste pour vous donner un ordre de grandeur, on prend celui d’une chance sur 10 ⁴⁰ ⁰⁰⁰. Tenez compte qu’on a seulement 1 x 10⁸⁰ particules élémentaires et maximums 4,35 x 10¹⁷ secondes depuis le présumé début du Big-bang. Faites vos calcules mais, même si ces mathématiciens se sont trompés et il n’y avait qu’une dixième de leur chiffre, ça nous donnerait encore une chance sur 10 ⁴ ⁰⁰⁰ pour avoir une cellule primitive capable à se reproduire.


Donc, de quelque manière que ce soit vous combinez les particules élémentaires avec l’âge en secondes, non pas de la Terre, mais de l’Univers tout entier, vous n’arriveriez pas à avoir quelque chose qui aurait de l’allure du point de vue de la probabilité mathématique. Celle-ci est une de plusieurs raisons pour laquelle, peu importe ce que l’on dit sur la Théorie de l’évolution, elle est loin d’être autre chose qu’une hypothèse de travail qui devrait être regardée sinon avec la condescendance de Schroeder, au moins avec la plus grande réserve possible.


D’ailleurs, la science en général se réserve le droit de se tromper et de se faire corriger à perpétuité. Cela est une raison de plus à regarder avec précaution toute affirmation faite avec autorité par des scientifiques qui se basent sur des séries de présuppositions discutables et sans fournir de preuves irréfutables.


Par : Daniel Capitanu

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